Les deux visent un levier ×3, mais pas sur la même chose. Le levier acheté multiplie par 3 la performance cumulée du sous-jacent : parts et dette figées, rien ne bouge. L'ETF x3 multiplie par 3 la variation de chaque jour, puis remet son levier à exactement 3× à la clôture. Cette remise à niveau quotidienne fait naître deux forces opposées.
- Recomposition de la tendance. Quand le marché monte régulièrement, l'ETF relève son exposition chaque soir sur une base plus grosse. Les gains levés se recomposent et la courbe accélère au-dessus du « ×3 linéaire ». Le levier acheté, lui, garde ses 3 parts figées : ses gains restent linéaires et son levier fond.
- Frein de volatilité. Chaque aller-retour coûte à l'ETF (l'exemple +10 % puis −10 % finit à −9 %). Ce coût est proportionnel à la variance accumulée, toujours négatif, et il ronge la recomposition.
Marché calme et directionnel, la recomposition gagne et l'ETF s'envole. Marché nerveux ou sans tendance, le frein l'emporte et l'ETF passe sous le levier acheté. La décomposition ci-dessous est calculée sur le chemin affiché.
Rejoue tes réglages actuels sur 1000 chemins aléatoires. Performances en × de la mise.
Clique « Lancer 1000 tirages » pour la distribution des performances.
Cinq façons de déployer ton patrimoine, classées du plus prudent au plus offensif. Chacune achète par tranches sur moins de 36 mois pour ne jamais tout poser juste avant un krach, garde une poche d'obligations sans risque comme coussin, et plafonne le levier pour qu'une liquidation ne coûte qu'une part du capital. Objectif commun : garder au plus bas la probabilité de perdre plus des deux tiers sur 10 ans. Les marchés sont supposés haussiers (SPX +7 %/16 %, QQQ +14 %/24 %, corrélation 0,85).
Clique « Lancer 1000 tirages » pour le risque de ruine et la distribution des cinq portefeuilles.